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Étudier en Belgique · Chine

Étudier en Belgique depuis la Chine.

Le parcours chinois vers la Belgique francophone comporte deux étapes que l'on ne rencontre nulle part ailleurs : un certificat APS qui vérifie les diplômes avant la candidature, et un questionnaire standardisé à passer en personne au poste consulaire, sur un rendez-vous que le candidat demande lui-même après le dépôt du visa. Le reste du calendrier se construit autour de ces deux rendez-vous.

Mis à jour le 8 septembre 2026

Étudier en Belgique depuis la Chine

En bref

Pour étudier en Belgique francophone depuis la Chine, le candidat obtient d'abord une admission (universités : formulaire ouvert à la mi-février, dépôt au plus tard le 31 mars), puis fait reconnaître son diplôme de fin d'études secondaires par le Service des équivalences de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui réclame une preuve originale d'accès à l'enseignement supérieur, les résultats du Gaokao étant la pièce que la fiche cite pour les candidats chinois, et facture 150 € au lieu de 400 €, la Chine figurant parmi les pays bénéficiaires de l'aide au développement. Il dépose ensuite lui-même son visa long séjour de type D dans un centre VFS Global (quinze centres en Chine continentale), pour l'Ambassade de Belgique à Pékin ou pour le Consulat général à Shanghai selon sa circonscription consulaire, Hong Kong et Macao relevant du Consulat général à Hong Kong ; la liste officielle des pièces prévoit en plus un certificat APS et un questionnaire standardisé à compléter en personne auprès d'un poste consulaire belge, sur rendez-vous demandé après le dépôt. Depuis le 7 novembre 2023, les documents chinois destinés à la Belgique sont apostillés (livret notarié, puis apostille du ministère des Affaires étrangères ou du Foreign Affairs Office provincial) et ne sont plus légalisés par un poste belge. La Chine ne figurant dans aucune annexe de la circulaire ARES 2026-001, l'étudiant chinois paie en université le taux plein du minerval, 1 194 €, et la contribution supplémentaire de 4 175 € pour 2026-2027.

Quelles sont les étapes pour étudier en Belgique depuis la Chine ?

  1. 1Décrocher une admission dans un établissement reconnu de la Fédération Wallonie-Bruxelles (université, haute école ou école supérieure des arts) : pour les universités, formulaire ouvert à la mi-février et dépôt au plus tard le 31 mars.
  2. 2Faire établir le certificat APS, qui vérifie les diplômes chinois et se prépare avant la candidature.
  3. 3Demander l'équivalence du diplôme de fin d'études secondaires au Service des équivalences de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec la preuve d'accès aux études supérieures (les résultats du Gaokao pour un candidat chinois) et les traductions jurées, entre la mi-novembre et le 15 juillet (150 €).
  4. 4Faire apostiller les documents chinois : acte notarié, puis apostille du ministère des Affaires étrangères ou du Foreign Affairs Office de la province.
  5. 5Introduire la demande de visa long séjour (type D, études) sur VisaOnWeb, la déposer sur rendez-vous dans un centre VFS Global, puis contacter soi-même le poste consulaire belge le plus proche pour obtenir le rendez-vous du questionnaire standardisé, à passer en personne.
  6. 6Anticiper le budget de première année : minerval au taux plein de 1 194 € et contribution supplémentaire de 4 175 € en université, la Chine ne figurant dans aucune annexe d'exonération.

Comment s'inscrire à l'université et faire reconnaître son diplôme chinois ?

Pour une première inscription en université, le candidat chinois (non-résident, hors UE) dépose lui-même sa demande d'admission en ligne, avec ses propres coordonnées : le formulaire ouvre à la mi-février et se clôture au plus tard le 31 mars pour la rentrée de septembre (31 mars 2026 pour l'année 2026-2027). Des frais de dossier de 200 €, non remboursables, s'appliquent : certaines universités les déduisent du minerval si l'admission est acceptée, pas toutes, ce qui se vérifie établissement par établissement. L'ULiège demande en outre une moyenne d'au moins 13 sur 20 au secondaire, avec 12 sur 20 minimum dans les matières clés selon la faculté, pour un diplôme récent. Aucun décret n'impose une preuve de français en bachelier (hors formations d'enseignants), mais les universités en réclament souvent une, de niveau B2 (DELF, DALF, TEF ou TCF), quand le diplôme n'a pas été obtenu en français, ce qui est le cas d'un diplôme chinois. Une partie des masters de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont en revanche organisés et évalués en anglais : aucune connaissance du français n'y est exigée, mais une preuve de niveau dans la langue d'enseignement (TOEFL ou IELTS) est demandée.

Le Service des équivalences de la Fédération Wallonie-Bruxelles applique à la Chine une fiche spécifique, distincte de sa fiche générique. Elle exige le diplôme de fin de secondaire et le relevé de notes en original, une preuve originale d'accès à l'enseignement supérieur, pour laquelle la fiche cite en premier lieu les résultats de l'examen national unifié d'admission, le Gaokao, une copie d'une pièce d'identité (carte d'identité, passeport ou extrait d'acte de naissance), une lettre de motivation en français signée ou le formulaire de motivation officiel, et la preuve originale du paiement. La fiche prévient que l'accès aux études supérieures n'est pas libre en Chine et que les mêmes restrictions seront d'application en Fédération Wallonie-Bruxelles ; nous en déduisons que la filière ouverte par le Gaokao détermine largement la filière accessible en Belgique. La Chine figurant sur la liste des pays bénéficiaires de l'aide publique au développement, les frais sont de 150 € au lieu de 400 €, non remboursables. Le dépôt s'ouvre vers la mi-novembre et se clôture le 15 juillet (du 15 novembre 2025 au 15 juillet 2026 pour la rentrée 2026 ; les dates 2027-2028 sont à confirmer sur equivalences.cfwb.be), pour une instruction annoncée de 4 à 12 semaines minimum, les décisions ne partant qu'à partir du 1er mars. Pour un dossier scolaire obtenu hors de l'Union européenne, le Service prévient qu'une équivalence avec restrictions est vraisemblable ; ces restrictions se lèvent en réussissant l'examen du DAES, devant les Jurys du secondaire.

Les documents en chinois doivent être traduits par un traducteur juré, sur papier, avec le cachet et la signature apposés à cheval sur la traduction et sur le document. Pour un pays partie à la Convention Apostille, la signature du traducteur doit elle-même être apostillée, et la liste des pièces du visa précise que cette apostille doit être fournie comme document distinct, selon la procédure prévue dans le pays d'origine puis auprès du poste consulaire belge compétent. Une traduction correcte mais mal certifiée fait revenir le dossier entier.

Où déposer son visa étudiant en Chine et à quoi servent l'APS et le questionnaire ?

L'Ambassade de Belgique en Chine travaille avec VFS Global, son prestataire officiel, et non avec TLScontact. La demande s'introduit d'abord sur VisaOnWeb, puis se dépose sur rendez-vous dans un centre VFS Global, où sont prises les données biométriques : quinze centres couvrent la Chine continentale (Pékin, Changsha, Chengdu, Chongqing, Fuzhou, Guangzhou, Hangzhou, Jinan, Kunming, Nanjing, Shanghai, Shenyang, Shenzhen, Wuhan et Xi'an). Le poste belge qui décide dépend, lui, de la circonscription consulaire : l'Ambassade à Pékin pour la plus grande partie du pays, le Consulat général à Shanghai pour l'Anhui, le Jiangsu, Shanghai et le Zhejiang. Hong Kong et Macao relèvent du Consulat général de Belgique à Hong Kong, avec sa propre procédure de rendez-vous. Une demande ne peut pas être introduite plus de six mois avant le début du séjour prévu, et l'ambassade signale que le délai de décision d'un long séjour est nettement plus long que celui d'un court séjour.

Deux exigences sont propres à la Chine. La liste officielle des pièces pour un visa d'études réclame un certificat APS pour les étudiants chinois ayant obtenu leur dernier diplôme en Chine : l'APS, service rattaché à l'ambassade d'Allemagne à Pékin, indique coopérer avec les Communautés belges et prévoit, pour la Communauté française, une vérification des documents avant la candidature à l'université puis un entretien en anglais ou en français, pour des frais annoncés à 2 500 RMB (1 000 RMB pour la vérification seule). Ensuite, tout ressortissant d'un pays tiers qui demande un visa pour des études supérieures, ou pour une année préparatoire à l'enseignement supérieur, doit se présenter en personne pour compléter un questionnaire standardisé. La liste officielle des pièces précise que c'est au candidat, après le dépôt au centre VFS Global, de contacter le poste consulaire belge le plus proche pour obtenir ce rendez-vous. En sont dispensés les candidats ayant passé un test de sélection, dont le test APS ou une dispense d'APS, les boursiers de l'État belge et les étudiants en échange ou en mobilité interuniversitaire.

Élément du dossier visaRéférence 2026-2027
Lieu de dépôt (long séjour études)Centre VFS Global, sur rendez-vous et après VisaOnWeb, pour l'Ambassade à Pékin ou le Consulat général à Shanghai selon la circonscription
Frais de visa D (depuis le 1er juillet 2026)250 €, soit 1 975 RMB au tarif de l'ambassade au 1er septembre 2026, payables en RMB, plus les frais de service de VFS Global
Redevance de l'Office des étrangers (au 1er janvier 2026)251 € pour une inscription dans un établissement d'enseignement supérieur public ou reconnu, 242 € dans un établissement privé, à virer avant le dépôt sous peine d'irrecevabilité
Moyens de subsistance (montant indexé chaque année)1 062 € net par mois, soit 12 744 € sur un compte bloqué pour 12 mois, ou une annexe 32 (le garant justifie 2 217,47 € pour lui-même plus 1 062 € par étudiant, montants indexés le 1er septembre 2026)
Délai légal de décision90 jours après accusé de réception d'un dossier complet

Comment apostiller ses documents chinois pour la Belgique ?

La Chine a adhéré à la Convention de La Haye du 5 octobre 1961 le 8 mars 2023 et l'apostille y est en vigueur depuis le 7 novembre 2023. La Belgique n'a pas formulé d'objection : la Convention s'applique bien entre les deux pays. Pour un document de Chine continentale destiné à la Belgique, l'Ambassade de Belgique décrit une séquence en deux temps : un notaire chinois établit un acte notarié sous forme de livret, comprenant la traduction en néerlandais, en français ou en allemand, puis le ministère chinois des Affaires étrangères, ou le Foreign Affairs Office de la province auquel il a délégué cette compétence, appose l'apostille. La légalisation par l'Ambassade de Belgique ou par un consulat général n'est plus nécessaire. Hong Kong et Macao disposent de leurs propres autorités d'apostille, la High Court à Hong Kong et le Secrétaire à l'administration et à la justice à Macao.

Deux détails font échouer des dossiers pourtant complets : certaines autorités n'acceptent que des documents de moins de six mois, et la liste des pièces du visa exige que les certificats notariés chinois soient authentifiés par le bureau des affaires étrangères de la province. Les mêmes documents servant à l'équivalence, à l'admission et au visa, nous calons l'ordre et le nombre de copies avant le passage chez le notaire.

Combien coûtent les études en Belgique pour un étudiant chinois ?

Les droits d'inscription des universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles suivent depuis 2026-2027 une grille à quatre paliers fixée par le décret du 5 juin 2026 (1 194, 835, 374 et 0 €), les taux réduits étant réservés aux étudiants résidents ou dont la famille travaille en Belgique : un étudiant chinois non-résident paie donc le taux plein de 1 194 € pour 2026-2027. Les étudiants hors Union européenne non assimilés y ajoutent une contribution supplémentaire de 4 175 € par an. La Chine ne figure dans aucune des trois annexes de la circulaire ARES 2026-001 du 12 février 2026 : l'étudiant chinois est donc redevable de cette contribution, sauf assimilation individuelle ou exemption personnelle prévue par la réglementation, notamment pour les boursiers, soit 5 369 € de droits pour une première année d'université. La circulaire ne vise que les universités ; en haute école ou en école supérieure des arts, le régime se vérifie établissement par établissement. À ce budget s'ajoutent les frais officiels du parcours : équivalence 150 €, frais de dossier 200 €, visa 250 €, redevance 251 €, frais de service de VFS Global et frais de l'APS, sans compter la preuve des moyens de subsistance.

Côté financement, la Chine n'est pays partenaire de l'ARES ni pour les projets ni pour les bourses dans le programme 2022-2027 : les bourses de coopération de l'ARES ne lui sont pas ouvertes, et le financement passe par les fonds propres, un garant, une bourse chinoise ou une bourse propre à l'établissement belge. Le flux existe pourtant depuis longtemps : 437 étudiants chinois étaient inscrits dans les universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles selon la dernière ventilation publiée par le Conseil des rectrices et recteurs (CRef, 2021-2022), soit la première nationalité asiatique à cette date.

Pourquoi se faire accompagner pour ce parcours ?

Comme les nombreux étudiants internationaux que nous accompagnons, le candidat chinois dépose lui-même sa demande d'admission, son équivalence et son visa, avec ses propres coordonnées : c'est ce qu'attendent les universités comme les postes consulaires. Notre travail se situe avant et autour : construire un calendrier qui tienne compte de l'APS, de l'apostille et du questionnaire standardisé, vérifier chaque pièce avant qu'elle ne parte, et éviter qu'une traduction mal certifiée ne fasse perdre une année.

  • Choix des formations accessibles avec un diplôme chinois, en français ou en anglais, et montage de la demande d'admission avant le 31 mars
  • Dossier d'équivalence préparé pièce par pièce, des résultats du Gaokao à la lettre de motivation, puis suivi jusqu'à la décision
  • Séquence d'apostille organisée avec le notaire et le bureau des affaires étrangères compétent, pour couvrir l'équivalence, l'admission et le visa en une fois
  • Préparation du certificat APS et du questionnaire standardisé, et identification de votre circonscription consulaire et de votre centre VFS Global
  • Vérification complète du dossier de visa avant le rendez-vous : moyens de subsistance, redevance, certificat médical, casier judiciaire, assurance

Sources officielles

Informations vérifiées sur les sources officielles belges. Procédures, montants et dates évoluant chaque année, vérifiez toujours la date avant d'agir.

FAQ

Questions fréquentes

Où déposer sa demande de visa étudiant en Chine ?
La demande s'introduit sur VisaOnWeb, puis se dépose sur rendez-vous dans un centre VFS Global, prestataire officiel de l'Ambassade de Belgique en Chine : quinze centres couvrent la Chine continentale. Le poste qui décide dépend de la circonscription consulaire, l'Ambassade à Pékin pour la majeure partie du pays et le Consulat général à Shanghai pour l'Anhui, le Jiangsu, Shanghai et le Zhejiang. Hong Kong et Macao relèvent du Consulat général de Belgique à Hong Kong. Une demande ne peut pas être introduite plus de six mois avant le début du séjour.
Le certificat APS est-il obligatoire pour un étudiant chinois ?
La liste officielle des pièces d'un visa d'études le réclame pour les étudiants chinois ayant obtenu leur dernier diplôme en Chine. L'APS, service rattaché à l'ambassade d'Allemagne à Pékin, annonce pour la Communauté française une vérification des documents avant la candidature puis un entretien en anglais ou en français, pour des frais de 2 500 RMB (1 000 RMB pour la vérification seule). Il dispense par ailleurs du questionnaire standardisé. Les universités belges ne le mentionnent pas dans leurs conditions d'admission : nous vérifions au cas par cas ce qui s'applique à votre profil.
Qu'est-ce que le questionnaire standardisé et où le passe-t-on ?
Tout ressortissant d'un pays tiers qui demande un visa pour des études supérieures doit se présenter en personne, après le dépôt de son dossier, pour compléter un questionnaire standardisé sur son parcours et son projet. Après le dépôt au centre VFS Global, c'est au candidat de contacter le poste consulaire belge le plus proche pour demander ce rendez-vous, comme l'indique la liste officielle des pièces. En sont dispensés les candidats ayant passé un test de sélection, dont le test APS ou une dispense d'APS, les boursiers de l'État belge et les étudiants en échange ou en mobilité interuniversitaire.
Combien coûte l'équivalence du diplôme chinois et quels documents faut-il fournir ?
Les frais administratifs sont de 150 € au lieu de 400 €, la Chine figurant sur la liste des pays bénéficiaires de l'aide publique au développement ; ils ne sont pas remboursables. La fiche exige le diplôme de fin de secondaire et le relevé de notes en original, une preuve originale d'accès à l'enseignement supérieur, typiquement les résultats du Gaokao, une pièce d'identité, une lettre de motivation en français signée et la preuve originale du paiement, avec des traductions jurées portant le cachet à cheval. Le dépôt court de la mi-novembre au 15 juillet, pour une instruction de 4 à 12 semaines minimum, les décisions ne partant qu'à partir du 1er mars.
Un étudiant chinois paie-t-il la contribution de 4 175 € en université ?
Oui pour 2026-2027 : la Chine ne figure dans aucune des trois annexes de la circulaire ARES 2026-001 du 12 février 2026, qui listent les nationalités exonérées. L'étudiant chinois paie donc le taux plein du minerval, 1 194 €, et la contribution supplémentaire de 4 175 €, sauf assimilation individuelle ou exemption personnelle prévue par la réglementation, notamment pour les boursiers. En haute école, le régime est à vérifier auprès de l'établissement.

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