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Étudier en Belgique · Grèce

Étudier en Belgique quand on est grec.

En Grèce, l'accès à l'université se joue aux examens panhelléniques. En Belgique francophone, la règle est autre : c'est le diplôme de fin d'études secondaires qui est examiné, et la réglementation belge protège les titres délivrés dans l'Union.

Mis à jour le 8 septembre 2026

Étudier en Belgique quand on est grec

En bref

Un étudiant grec entre en Belgique sans visa : citoyen de l'Union européenne, il régularise son séjour par une attestation d'enregistrement (annexe 19) demandée à la commune dans les trois mois suivant son arrivée. Son apolytirio de lycée doit faire l'objet d'une équivalence auprès du Service des équivalences de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec une traduction jurée en français, pour des frais de 400 € non remboursables, entre la mi-novembre et le 15 juillet. Les droits d'inscription sont ceux d'un étudiant européen, soit un minerval de 1 194 € pour 2026-2027, sans la contribution de 4 175 € réservée aux ressortissants hors Union européenne. Reste le point qui décide de tout pour les filières de santé : arrivant de Grèce, il est non-résident, donc soumis à un plafond de 30 % de non-résidents et au tirage au sort de fin août, ou au concours d'entrée pour la médecine et les sciences dentaires.

Un étudiant grec a-t-il besoin d'un visa pour la Belgique ?

Non, jamais pour des études. La libre circulation s'applique, et la seule démarche de séjour est communale. Un passage de moins de trois mois se signale à la commune dans les dix jours ouvrables. Pour un cursus, l'étudiant sollicite une attestation d'enregistrement (annexe 19) auprès de l'administration communale de son lieu de résidence, au plus tard à l'expiration du délai de trois mois qui suit son entrée en Belgique ; le dépassement expose à une amende administrative de 200 €. La communauté étudiante grecque en Belgique francophone reste modeste : le Conseil des rectrices et recteurs (CRef) y comptait 231 étudiants grecs dans les universités francophones en 2021-2022, selon la dernière ventilation publiée.

Le dossier communal repose sur trois pièces : l'inscription dans un établissement organisé, reconnu ou subsidié, une assurance maladie (carte européenne d'assurance maladie, formulaire S1, assurance privée ou mutualité belge) et la preuve de ressources suffisantes. Depuis le 1er septembre 2025, un dossier incomplet n'est pas pris en considération. La commune peut reconnaître elle-même le droit de séjour et délivrer une annexe 8ter, suivie de la carte de séjour de citoyen de l'Union ; en cas de transmission à l'Office des étrangers, la décision intervient dans les six mois. Depuis le 3 août 2026, les cartes d'identité nationales délivrées dans l'Union doivent en outre comporter une zone de lecture automatique : un document d'ancien modèle peut compliquer le contrôle à la frontière.

L'apolytirio suffit-il, sans les examens panhelléniques ?

En Grèce, l'apolytirio du lycée (Γενικό Λύκειο ou Επαγγελματικό Λύκειο) atteste la fin des études secondaires, tandis que les examens panhelléniques constituent la procédure d'admission à l'enseignement supérieur grec : ce sont deux choses distinctes, la seconde n'étant obligatoire que pour qui vise une place en Grèce. Les inscriptions s'y font d'ailleurs dès la fin de l'année civile précédente, très en amont des épreuves.

Côté belge, la fiche « Pays de l'UE (traduction nécessaire) », dont relève la Grèce faute de fiche nationale sur equivalences.cfwb.be, demande « votre diplôme du baccalauréat et le relevé de notes qui l'accompagne » et ne mentionne pas les examens panhelléniques. Une règle de droit renforce cette lecture : l'article 1er de l'arrêté royal du 20 juillet 1971, dans sa version en vigueur, écarte pour les titres délivrés dans un État membre de l'Union européenne deux motifs de refus, celui tiré de ce que les études visées ne seraient pas accessibles dans le pays qui a délivré le diplôme, et celui tiré de conditions d'accès complémentaires aux conditions générales en vigueur dans ce pays. Or les examens panhelléniques sont exactement une condition d'admission complémentaire. L'absence de place obtenue en Grèce ne peut donc pas, à elle seule, fonder un refus. La pratique du Service pour un dossier précis n'étant pas publiée, nous faisons confirmer au cas par cas si une attestation de participation aux panhelléniques est attendue, plutôt que de laisser un candidat le découvrir après le dépôt.

Les titres d'ΕΠΑΛ demandent une prudence particulière : le Service des équivalences prévient que les diplômes ne débouchent pas tous sur une équivalence et recommande un rendez-vous avec le dossier lorsque la formation a été très orientée vers la pratique professionnelle, ce qui peut viser un ΕΠΑΛ. Un apolytirio d'ΕΠΑΛ s'examine donc au cas par cas, avant d'engager les frais de traduction et de dépôt.

Le reste du dossier est celui de tous les diplômes européens, aucun n'étant dispensé d'équivalence en dehors du baccalauréat européen, du baccalauréat délivré par l'Office international du Baccalauréat, du CESS de SHAPE et des écoles à programme belge à l'étranger : diplôme et relevé de notes en copie certifiée conforme, pièce d'identité, lettre de motivation en français, signée, précisant le type et la branche d'études visées, et preuve originale du paiement de 400 €, non remboursables (le tarif réduit de 150 € ne vise que les pays de la liste d'aide publique au développement). Le dépôt, par courrier postal, l'envoi recommandé en un seul colis étant conseillé, ou sur rendez-vous, s'ouvre vers la mi-novembre et se ferme le 15 juillet, paiement compris ; les décisions partent au plus tôt à partir du 1er mars, pour une instruction de 4 à 12 semaines minimum. Si l'apolytirio est proclamé tard, cette clôture n'est pas un mur : l'article 5 de l'arrêté royal du 20 juillet 1971 reporte le délai de dépôt au 14 septembre lorsque la proclamation des résultats a eu lieu après le 10 juillet, sur preuve officielle de cette proclamation et à condition que le dossier soit complet à cette date. Une seconde dérogation, de cinq jours ouvrables, vise le candidat qui vient de réussir un examen d'admission, ce qui couvre la médecine et les sciences dentaires mais pas les filières à tirage au sort. Les dates de dépôt de la session 2027-2028 ne sont pas encore publiées : elles se confirment sur equivalences.cfwb.be. Une décision assortie de restrictions peut être levée par l'examen d'aptitude à accéder à l'enseignement supérieur (DAES) du Jury de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le grec n'appartient pas aux langues acceptées sans traduction : une traduction en français par un traducteur juré s'impose, avec cachet et signature à cheval sur l'original et la traduction, en exemplaire papier original. Réalisée en Grèce, la signature du traducteur juré doit être apostillée, le pays étant partie à la Convention de La Haye du 5 octobre 1961 depuis le 18 mai 1985. La fiche « Pays de l'UE » décrit pour sa part une légalisation par l'autorité compétente grecque puis par l'ambassade ou le consulat de Belgique : les deux pages officielles divergent, et nous faisons confirmer la voie applicable avant d'engager la traduction. Réalisée en Belgique, elle doit émaner d'un traducteur inscrit au registre national des traducteurs jurés, sur support papier. Pour les copies, la certification par un δήμος n'est pas acceptée seule : la signature du fonctionnaire doit être apostillée, sauf à présenter les originaux au Service des équivalences ou à la commune belge de résidence, qui établit la copie conforme et rend l'apostille inutile, le Service acceptant par ailleurs que les documents originaux soient joints tels quels au dossier.

Détail typographique aux conséquences très concrètes : le Service demande que le nom du fonctionnaire qui légalise apparaisse « de manière lisible (et en écriture latine) à côté des cachets ». Sur des documents grecs entièrement en alphabet grec, cette exigence se règle au moment de la certification, jamais après : un cachet illisible en caractères latins renvoie le dossier à son point de départ.

Le français est-il exigé à l'inscription ?

Aucun décret n'impose un niveau de français pour entrer en bachelier : la preuve de maîtrise de la langue n'est requise par la réglementation que pour les bacheliers de formation des enseignants, généralement au niveau B2 du cadre européen, attesté par un DELF B2, un DALF B2, un TCF B2 ou un TEF niveau 4. Chaque université garde toutefois la faculté de demander une preuve lorsque le diplôme n'a pas été obtenu en français, et les usages diffèrent : l'UCLouvain réclame une attestation officielle dans le dossier de bachelier, l'ULB n'en demande pas. Un candidat grec vérifie donc l'exigence de l'établissement visé avant de réserver une session de certification.

À l'ULB, une seconde date mérite d'être notée : lorsque la décision d'équivalence n'est pas encore disponible au moment de la candidature, elle doit être fournie au plus tard le 1er décembre de l'année académique. Cette échéance se planifie avec celle du Service des équivalences, dont l'instruction demande de 4 à 12 semaines minimum.

Filières contingentées : le quota non-résidents en pratique

Un étudiant grec qui s'installe en Belgique pour ses études est non-résident : il ne remplit aucun des huit critères de résidence du décret du 16 juin 2006 (droit de séjour permanent, résidence principale depuis trois ans, quinze mois avec activité professionnelle ou revenu de remplacement, situation d'un parent, d'un tuteur ou du conjoint, notamment). Ce statut n'a pas d'incidence sur le minerval, mais il commande l'accès aux cursus contingentés listés par l'ARES, dont ceux qui intéressent le plus les candidats venus d'un pays où les places de santé sont rares.

Cursus contingentéPlafond de non-résidentsSélection
Kinésithérapie et réadaptation (haute école et université), audiologie, logopédie, sciences psychologiques et de l'éducation orientation logopédie30 %Tirage au sort sous huissier si les candidatures dépassent le plafond
Médecine vétérinairePourcentage non publié par l'ARESTirage au sort sous huissier si les candidatures dépassent le plafond
Médecine, sciences dentairesPourcentage non publié par l'ARESConcours d'entrée, le même pour tous les candidats

Ces pourcentages sont des plafonds calculés sur les primo-inscrits de l'année précédente, pas des places réservées. La candidature d'un non-résident se dépose auprès de l'établissement choisi, par voie électronique, sur une fenêtre de trois jours, les derniers jours d'août (25 au 27 août 2026), à raison d'une seule candidature dans un seul établissement : Mesetudes.be est le portail d'information de l'ARES, pas une plateforme de dépôt. Le concours d'entrée en médecine et en sciences dentaires a eu lieu le 27 août 2026, ses inscriptions ayant été ouvertes du 18 mai au 5 juillet 2026 ; le décret le fixe chaque année entre le 16 et le 31 août. Ces deux fenêtres n'ont rien à voir et se confondent facilement. Dans tous les autres programmes, l'inscription se clôture le 30 septembre, paiement compris.

Combien coûte une année d'études pour un étudiant grec ?

Le minerval 2026-2027 est de 1 194 €, fixé par le décret-programme du 5 juin 2026 publié au Moniteur belge le 24 juin 2026 ; le minerval couvre l'organisation académique et administrative des études, aucun frais complémentaire ne pouvant être réclamé pour l'inscription, les cours, les évaluations et les attestations. La contribution supplémentaire de 4 175 € ne concerne pas un citoyen de l'Union : elle vise les ressortissants hors Union européenne non assimilés. Attention à une confusion fréquente : les montants de 835 €, 374 € et 0 € ne sont pas un tarif européen, ce sont des taux réduits réservés aux étudiants qui remplissent les conditions des allocations d'études, liées à la résidence ou à une famille qui travaille en Belgique. Un étudiant qui arrive de Grèce pour un cursus complet acquitte donc le taux plein, la demande de tarif réduit pouvant être introduite auprès de la Direction des allocations d'études de la Fédération Wallonie-Bruxelles, du 1er juillet au 31 octobre.

Pour la santé, la carte européenne d'assurance maladie délivrée par l'organisme grec est acceptée par la commune au moment de l'enregistrement. Selon la durée du séjour et la situation personnelle, le formulaire S1 ou une affiliation à une mutualité belge peuvent être plus adaptés : la question se règle avec la caisse d'origine avant le départ.

Pourquoi se faire accompagner

Le dossier grec se joue sur des points que rien n'annonce : le statut exact du titre présenté, la lisibilité en caractères latins des cachets, la question des panhelléniques, que le droit règle mais qu'aucune page du Service ne commente dossier par dossier, et deux fenêtres de fin août qu'on confond une fois sur deux. Vous introduisez vous-même votre demande d'admission, votre dossier d'équivalence et votre enregistrement en commune, avec vos propres coordonnées ; notre travail consiste à préparer, vérifier et cadencer, comme pour les nombreux étudiants internationaux que nous accompagnons.

  • Qualification de votre titre (ΓΕΛ ou ΕΠΑΛ) et clarification préalable auprès du Service des équivalences quand le cas le justifie
  • Cahier des charges de la traduction jurée, des copies certifiées et de l'apostille, avec le nom du fonctionnaire lisible en caractères latins
  • Rétroplanning des échéances : clôture du 15 juillet, décision attendue sous 4 à 12 semaines minimum, remise à l'ULB au 1er décembre
  • Analyse de votre statut de non-résident et stratégie sur les cursus contingentés, tirage au sort et concours
  • Préparation du passage en commune : annexe 19, assurance maladie, preuve de ressources, en dossier complet dès la première visite

FAQ

Questions fréquentes

Faut-il un visa pour étudier en Belgique quand on est grec ?
Non. Aucun visa n'est requis pour un ressortissant d'un État membre qui vient étudier en Belgique. Vous demandez une attestation d'enregistrement (annexe 19) à la commune de votre lieu de résidence en Belgique, au plus tard à l'expiration du délai de trois mois qui suit votre entrée, sous peine d'une amende administrative de 200 €. Depuis le 1er septembre 2025, un dossier incomplet n'est pas pris en considération.
Faut-il avoir réussi les examens panhelléniques pour s'inscrire en Belgique ?
La fiche du Service des équivalences applicable à la Grèce demande le diplôme de fin d'études secondaires et son relevé de notes, sans mentionner les panhelléniques, et l'article 1er de l'arrêté royal du 20 juillet 1971 écarte, pour un titre délivré dans un État membre, le refus fondé sur l'inaccessibilité des études dans le pays d'origine comme celui fondé sur des conditions d'admission complémentaires. La pratique n'étant pas publiée dossier par dossier, nous faisons confirmer au préalable si une attestation de participation est attendue.
Un apolytirio d'ΕΠΑΛ donne-t-il droit à une équivalence ?
Cela s'examine au cas par cas. Le Service des équivalences avertit que les diplômes ne débouchent pas tous sur une équivalence et recommande un rendez-vous avec le dossier lorsque la formation a été très orientée vers la pratique professionnelle. Si la décision comporte des restrictions, l'examen d'aptitude à accéder à l'enseignement supérieur (DAES) du Jury de la Fédération Wallonie-Bruxelles permet de les lever.
Comment faire traduire et certifier un diplôme grec ?
Le grec ne fait pas partie des langues acceptées sans traduction : il faut une traduction jurée en français, cachet et signature à cheval sur l'original et la traduction, en version papier. Faite en Grèce, la signature du traducteur doit être apostillée, tout comme celle du fonctionnaire du δήμος qui certifie une copie. Présenter les originaux au Service des équivalences ou à la commune belge de résidence, qui établit la copie conforme, supprime l'apostille sur la copie. Le nom du fonctionnaire doit apparaître lisiblement en caractères latins à côté des cachets.
Combien coûtent l'équivalence et l'inscription pour un étudiant grec ?
L'équivalence coûte 400 €, non remboursables, à payer avant la clôture du 15 juillet, le tarif réduit de 150 € étant réservé aux pays de la liste d'aide publique au développement. Le minerval 2026-2027 est de 1 194 € au taux plein, sans la contribution de 4 175 € qui vise les ressortissants hors Union européenne ; les taux de 835 €, 374 € et 0 € sont réservés aux étudiants remplissant les conditions des allocations d'études.

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