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Étudier en Belgique · Luxembourg

Étudier en Belgique quand on est luxembourgeois.

Avec 997 étudiants inscrits dans les six universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles selon le tableau 1.3.1 de l'annuaire du Conseil des rectrices et recteurs (CRef), dernière ventilation publiée (2021-2022), hautes écoles non comprises, le Luxembourg est la troisième nationalité européenne sur les campus francophones. La proximité trompe pourtant : le diplôme luxembourgeois de fin d'études secondaires n'est pas reconnu d'office, et la reconnaissance automatique Benelux ne s'applique qu'à l'enseignement supérieur.

Mis à jour le 8 septembre 2026

Étudier en Belgique quand on est luxembourgeois

En bref

Un étudiant luxembourgeois n'a besoin d'aucun visa pour étudier en Belgique : citoyen de l'Union européenne, il déclare sa présence à la commune dans les dix jours ouvrables et demande son attestation d'enregistrement (annexe 19) au plus tard trois mois après son arrivée, la Carte européenne d'assurance maladie étant acceptée comme preuve de couverture. Le diplôme de fin d'études secondaires luxembourgeois, classique ou général, n'est en revanche pas dispensé d'équivalence : l'arrêté ministériel du 20 septembre 1967, qui déterminait les examens universitaires accessibles aux titulaires de certificats secondaires luxembourgeois, a été abrogé par l'arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 17 mai 1999, et la reconnaissance automatique Benelux ne porte que sur les diplômes de l'enseignement supérieur. Il faut donc introduire une demande auprès du Service des équivalences de la Fédération Wallonie-Bruxelles, au tarif de 400 € non remboursables, avec des copies certifiées conformes par l'administration communale (celles du lycée sont refusées) et sans traduction, les documents en français et en allemand en étant dispensés. Le minerval est de 1 194 € au taux plein pour 2026-2027, et les filières contingentées restent soumises au plafond de non-résidents (30 %, 20 % en médecine vétérinaire, 15 % des admissibles au concours de médecine et de dentisterie), avec une particularité luxembourgeoise : un accord bilatéral permet chaque année à quinze étudiants au maximum de l'Université du Luxembourg de poursuivre leur premier cycle en médecine dans une université de la Communauté française.

Un étudiant luxembourgeois a-t-il besoin d'un visa pour la Belgique ?

Non. Citoyen de l'Union européenne, un Luxembourgeois circule et s'installe librement en Belgique : aucun visa, aucune redevance d'immigration, aucun compte bloqué. Les formalités sont communales. Il déclare d'abord sa présence à l'administration communale de son lieu de résidence en Belgique dans les dix jours ouvrables suivant son arrivée, puis demande une attestation d'enregistrement (annexe 19) au plus tard à l'expiration du délai de trois mois : passé ce délai, une amende administrative de 200 € est prévue.

Le dossier communal se compose de la preuve d'inscription dans un établissement organisé, reconnu ou subventionné, d'une preuve de couverture maladie (la Carte européenne d'assurance maladie délivrée par la Caisse nationale de santé est acceptée, tout comme un formulaire S1 ou une affiliation à une mutualité belge), de la preuve de ressources suffisantes et d'une preuve de citoyenneté. La commune, ou l'Office des étrangers en cas de doute, statue au plus tard six mois après la demande ; une carte européenne est ensuite délivrée. À Bruxelles, la Ville annonce environ trois semaines après le contrôle positif de l'adresse par la police, pour des frais communaux de 25 € à la demande d'inscription puis de 30 € pour la carte de séjour.

Le diplôme luxembourgeois de fin d'études secondaires est-il reconnu en Belgique ?

Il donne accès aux études supérieures, mais il n'est pas dispensé d'équivalence. C'est le point que la proximité géographique fait sous-estimer chaque année. La liste des titres reconnus de plein droit équivalents au CESS se limite au baccalauréat européen, au baccalauréat international de Genève, au CESS de l'école du SHAPE et aux écoles à programme belge à l'étranger. L'arrêté ministériel du 20 septembre 1967, qui déterminait les examens universitaires accessibles aux titulaires des certificats d'enseignement secondaire du Grand-Duché, a été expressément abrogé par l'arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 17 mai 1999. Que le candidat sorte de l'enseignement secondaire classique ou de l'enseignement secondaire général, il doit donc demander une équivalence au Service des équivalences de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La fiche pays du Service demande le diplôme de fin d'études secondaires et le relevé de notes en copie certifiée conforme, une copie de la carte d'identité, du passeport ou de l'acte de naissance, une lettre ou un formulaire de motivation, et la preuve originale du paiement. Pour certains diplômes de technicien, l'attestation de réussite aux modules préparatoires est exigée en plus. Aucune traduction n'est nécessaire : le français et l'allemand figurent parmi les langues dispensées, ce qui couvre l'ensemble des documents scolaires luxembourgeois. Les frais sont de 400 € non remboursables (le tarif réduit de 150 € vise les demandeurs ayant suivi leur scolarité dans un pays bénéficiaire de l'aide publique au développement au sens de la liste du CAD de l'OCDE, ce que le Luxembourg n'est pas), et le dossier se dépose entre la mi-novembre et le 15 juillet précédant l'inscription, pour une instruction annoncée de quatre à douze semaines. Pour 2026-2027, la fenêtre allait du 15 novembre 2025 au 15 juillet 2026 ; les dates de l'année suivante se confirment sur equivalences.cfwb.be. En cas d'ajournement à la session de juin, le Service prévoit une dérogation à la date limite de dépôt, sur présentation de la preuve d'ajournement ou de la preuve de réussite à la session de septembre ; le délai est par ailleurs reporté au 14 septembre lorsque la proclamation des résultats a eu lieu après le 10 juillet.

Le piège le plus fréquent tient en une ligne : les copies certifiées conformes par le lycée ne sont pas acceptées. La certification doit venir de l'administration communale du lieu de résidence, au Luxembourg ou en Belgique, ou du Service des équivalences lui-même sur présentation des originaux. Un dossier certifié par l'établissement scolaire repart, et les 400 € versés ne sont pas remboursés. Nous vérifions chaque pièce avant que vous ne déposiez.

La décision précise l'accès qu'elle ouvre. Une équivalence peut comporter des restrictions ; elles se lèvent par la réussite du DAES, le diplôme d'aptitude à accéder à l'enseignement supérieur organisé par les jurys de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ou par un examen d'admission organisé par une université ou une haute école. Depuis le décret du 16 juillet 2025, les limites qui interdisaient d'ouvrir en Belgique des études inaccessibles dans le pays d'origine ne s'appliquent plus aux titres délivrés dans un État membre de l'Union européenne : le cadre est donc plus favorable qu'auparavant, sans que le Service publie pour autant le type de décision rendue diplôme par diplôme.

Faut-il prouver son niveau de français ?

Aucune disposition décrétale n'impose aujourd'hui un niveau de français à l'entrée d'un bachelier : la seule règle de ce type, l'article 108 du décret paysage, ne visait que trois bacheliers de formation des enseignants (agrégé de l'enseignement secondaire inférieur, instituteur primaire, instituteur préscolaire) et ses effets étaient limités aux années académiques 2019-2020 à 2022-2023. Chaque université reste toutefois libre de demander une preuve dans son règlement des études, souvent de niveau B2, quand le diplôme n'a pas été obtenu en français. La situation luxembourgeoise est particulière : le diplôme de fin d'études secondaires est délivré en trois langues et la scolarité se déroule principalement en allemand et en français, ce qui place la plupart des candidats en position favorable. La lecture qu'en fait l'établissement visé n'est pas automatique pour autant, et elle varie d'une université à l'autre.

Nous vérifions ce point avec l'établissement avant le dépôt de la demande d'admission, sur la base du relevé de notes et de l'ordre d'enseignement suivi, plutôt que de laisser la question se poser au moment de l'inscription administrative, quand il est trop tard pour passer une épreuve.

Comment fonctionne le quota non-résidents pour un Luxembourgeois ?

Un étudiant qui réside au Luxembourg et vient en Belgique pour ses études est un non-résident au sens du décret du 16 juin 2006. Ce statut n'a pas de conséquence sur le minerval, mais il est décisif pour les filières contingentées : le nombre de non-résidents primo-inscrits y est plafonné, et la demande d'admission se dépose par voie électronique auprès de l'établissement choisi, pendant une fenêtre de trois jours à la fin du mois d'août (les 25, 26 et 27 août pour la rentrée 2026, selon les modalités propres à chaque établissement), suivie d'un tirage au sort sous contrôle d'un huissier de justice assermenté et de résultats publiés le lundi 7 septembre 2026.

FilièrePlafond de non-résidentsMode de sélection
Kinésithérapie et réadaptation (université et haute école), logopédie (haute école), audiologie (haute école), sciences psychologiques et de l'éducation orientation logopédie (université)30 % des primo-inscritsDemande d'admission déposée en ligne auprès de l'établissement choisi les 25, 26 et 27 août 2026, tirage au sort sous huissier si le quota est dépassé
Médecine vétérinaire20 % des primo-inscritsDemande d'admission déposée en ligne auprès de l'établissement choisi les 25, 26 et 27 août 2026, tirage au sort sous huissier si le quota est dépassé
Médecine, sciences dentaires15 % des admissiblesConcours d'entrée en français, à Bruxelles, entre le 16 et le 31 août (le 27 août en 2026), inscriptions du 18 mai au 5 juillet 2026 sur concoursmd.be

La médecine fait l'objet d'un accord particulier entre la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Grand-Duché, conclu le 4 janvier 2022. Chaque année, quinze étudiants au maximum, titulaires d'un diplôme de fin d'études secondaires luxembourgeois, ayant réussi la première année du bachelor en médecine de l'Université du Luxembourg et classés en rang utile, peuvent accéder à la suite du programme de premier cycle en sciences médicales dans une université de la Communauté française ; ils sont choisis par l'Université du Luxembourg. Depuis 2023-2024, huit diplômés au maximum du bachelor en médecine de l'Université du Luxembourg peuvent en outre être admis en deuxième cycle. Les modalités sont fixées par des accords interuniversitaires.

Deux fenêtres à ne pas confondre : les inscriptions au concours de médecine et de dentisterie se prennent du 18 mai au 5 juillet 2026, alors que la demande d'admission dans les autres filières contingentées se dépose seulement les 25, 26 et 27 août, directement auprès de l'établissement. Dans ces autres filières, une seule demande est possible, dans un seul cursus et dans un seul établissement, sous peine d'être écarté comme doublon ; il reste en revanche permis de cumuler cette demande avec le concours d'entrée en médecine et en dentisterie. Se tromper de calendrier fait perdre une année entière.

Combien coûte une année d'études en Belgique francophone ?

Le minerval de référence pour 2026-2027 est de 1 194 €, fixé par le décret-programme du 5 juin 2026 publié au Moniteur belge le 24 juin 2026. Un étudiant luxembourgeois, citoyen de l'Union européenne, n'est jamais redevable de la contribution supplémentaire de 4 175 € réclamée aux ressortissants hors Union européenne non assimilés. Les taux réduits de 835 €, 374 € et 0 € dépendent d'abord des revenus du ménage, mais ils sont soumis, pour un citoyen de l'Union européenne, à des conditions supplémentaires : ne bénéficier d'aucune aide financière d'un autre pays et justifier d'un séjour permanent ou d'une activité professionnelle en Belgique. Un primo-arrivant qui vient du Luxembourg pour son cursus paie donc le taux plein, et l'aide financière luxembourgeoise ferme cette porte à elle seule. Les demandes de réduction s'introduisent auprès de la Direction des allocations d'études entre le 1er juillet et le 31 octobre.

Du côté luxembourgeois, l'aide financière de l'État pour études supérieures (AideFi) peut couvrir des études menées en Belgique. Elle comprend notamment une bourse de mobilité destinée aux étudiants qui étudient dans un autre pays que leur pays de résidence et qui y louent un logement pendant au moins deux mois consécutifs du semestre, ainsi qu'une majoration pour frais d'inscription. La demande s'introduit en ligne sur MyGuichet.lu, au plus tard le 30 novembre pour le semestre d'hiver et le 31 mai pour le semestre d'été. La base légale affichée par guichet.lu est la loi du 6 juillet 2026 : les montants et les conditions se vérifient directement auprès du service des aides financières avant d'être intégrés à un budget.

Pourquoi se faire accompagner

Pour un candidat luxembourgeois, le risque n'est jamais le séjour : c'est de croire que la frontière est administrativement invisible. L'équivalence, la certification des copies, la fenêtre de dépôt de fin août et la lecture de l'accord médecine sont les quatre endroits où les dossiers se perdent. Nous intervenons exactement là, et le candidat garde la main sur ses propres démarches.

  • Lecture de votre diplôme de fin d'études secondaires, classique ou général, et des modules préparatoires éventuels pour un diplôme de technicien
  • Constitution du dossier d'équivalence, avec la bonne autorité de certification et le calendrier de traitement de quatre à douze semaines
  • Vérification de la preuve de français attendue par l'université visée, avant la demande d'admission
  • Stratégie filières contingentées : quota, concours de médecine, accord bilatéral avec l'Université du Luxembourg
  • Budget réel de la première année : minerval de 1 194 €, frais communaux, articulation avec l'aide financière luxembourgeoise

FAQ

Questions fréquentes

Faut-il un visa pour étudier en Belgique quand on est luxembourgeois ?
Non. En tant que citoyen de l'Union européenne, vous n'avez besoin d'aucun visa. Vous déclarez votre présence à la commune dans les dix jours ouvrables suivant votre arrivée, puis vous demandez une attestation d'enregistrement (annexe 19) au plus tard trois mois après votre entrée en Belgique, sous peine d'une amende administrative de 200 €. Votre Carte européenne d'assurance maladie est acceptée comme preuve de couverture.
Le diplôme de fin d'études secondaires luxembourgeois est-il dispensé d'équivalence ?
Non. Seuls le baccalauréat européen, le baccalauréat international de Genève, le CESS du SHAPE et les écoles à programme belge sont dispensés. L'arrêté ministériel du 20 septembre 1967, qui déterminait les examens universitaires accessibles aux titulaires de certificats secondaires luxembourgeois, a été abrogé en 1999, et la reconnaissance automatique Benelux ne couvre que l'enseignement supérieur. Il faut donc demander une équivalence, au tarif de 400 € non remboursables, entre la mi-novembre et le 15 juillet précédant l'inscription.
Qui peut certifier conforme la copie d'un diplôme luxembourgeois ?
L'administration communale de votre lieu de résidence, au Luxembourg ou en Belgique, ou le Service des équivalences lui-même sur présentation des originaux. Les copies certifiées par le lycée ne sont pas acceptées. Aucune traduction n'est nécessaire, le français et l'allemand faisant partie des langues dispensées de traduction.
Existe-t-il un accord pour la médecine entre le Luxembourg et la Belgique francophone ?
Oui. Un accord conclu le 4 janvier 2022 permet chaque année à quinze étudiants au maximum de l'Université du Luxembourg, titulaires d'un diplôme de fin d'études secondaires luxembourgeois, ayant réussi la première année du bachelor en médecine et classés en rang utile après l'examen classant de fin d'année, de poursuivre leur premier cycle en sciences médicales dans une université de la Communauté française. Depuis 2023-2024, huit diplômés au maximum du bachelor luxembourgeois peuvent aussi être admis en deuxième cycle.
Combien coûte une année d'études pour un étudiant luxembourgeois ?
Le minerval est de 1 194 € au taux plein pour 2026-2027, sans la contribution supplémentaire de 4 175 € réservée aux ressortissants hors Union européenne non assimilés. Les taux réduits de 835 €, 374 € et 0 € dépendent des revenus du ménage et supposent, pour un citoyen de l'Union européenne, de ne recevoir aucune aide financière d'un autre pays et de justifier d'un séjour permanent ou d'une activité professionnelle en Belgique, ce qui n'est pas le cas d'un primo-arrivant. L'aide financière luxembourgeoise (AideFi), avec sa bourse de mobilité, peut être mobilisée pour des études menées en Belgique.

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