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Étudier en Belgique · Pays-Bas

Étudier en Belgique quand on est néerlandais.

Soyons honnêtes : la très grande majorité des Néerlandais qui étudient en Belgique le font en Flandre, dans leur langue. Cette page traite de l'autre chemin, celui de la Belgique francophone, où 188 étudiants néerlandais étaient inscrits dans les six universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles selon le tableau 1.3.1 de l'annuaire du Conseil des rectrices et recteurs (CRef), dernière ventilation publiée (2021-2022), hautes écoles non comprises : plus rare, plus exigeant sur la langue, mais parfaitement balisé.

Mis à jour le 8 septembre 2026

Étudier en Belgique quand on est néerlandais

En bref

Un étudiant néerlandais n'a besoin d'aucun visa pour étudier en Belgique : citoyen de l'Union européenne, il déclare sa présence à la commune dans les dix jours ouvrables et demande son attestation d'enregistrement (annexe 19) au plus tard trois mois après son arrivée, la Carte européenne d'assurance maladie valant preuve de couverture. Pour un premier cycle en Belgique francophone, le diplôme néerlandais de l'enseignement secondaire, VWO ou HAVO, n'est pas dispensé d'équivalence : il faut une demande auprès du Service des équivalences de la Fédération Wallonie-Bruxelles, au tarif de 400 € non remboursables, sans traduction puisque le néerlandais figure parmi les langues dispensées. Pour un master, la logique est inverse : les décisions Benelux de 2015 et 2018 reconnaissent automatiquement le niveau des diplômes néerlandais de l'enseignement supérieur, sans procédure ni frais, l'admission restant décidée par l'établissement. Le minerval est de 1 194 € au taux plein pour 2026-2027, sans contribution supplémentaire, et les filières contingentées restent soumises au plafond de non-résidents (30 %, 20 % en médecine vétérinaire, 15 % des admissibles au concours de médecine et de dentisterie).

Un étudiant néerlandais a-t-il besoin d'un visa pour la Belgique ?

Non. Citoyen de l'Union européenne, un Néerlandais s'installe librement en Belgique : ni visa, ni redevance d'immigration, ni compte bloqué. Les formalités sont communales. Il déclare sa présence à l'administration communale de son lieu de résidence dans les dix jours ouvrables suivant son arrivée, puis demande une attestation d'enregistrement (annexe 19) au plus tard à l'expiration du délai de trois mois, une amende administrative de 200 € étant prévue en cas de dépassement.

La commune demande la preuve d'inscription dans un établissement organisé, reconnu ou subventionné, une couverture maladie (la Carte européenne d'assurance maladie délivrée par l'assureur néerlandais est acceptée, tout comme un formulaire S1 ou une affiliation à une mutualité belge), la preuve de ressources suffisantes et une preuve de citoyenneté. La commune, ou l'Office des étrangers en cas de doute, statue au plus tard six mois après la demande, avant la délivrance d'une carte européenne. À Bruxelles, la Ville annonce environ trois semaines après le contrôle positif de l'adresse par la police, pour des frais communaux de 25 € à la demande d'inscription puis de 30 € pour la carte de séjour.

Le VWO et le HAVO sont-ils reconnus par la Fédération Wallonie-Bruxelles ?

Ils doivent passer par une équivalence. Aucun diplôme néerlandais de l'enseignement secondaire n'est dispensé : la dispense se limite au baccalauréat européen, au baccalauréat international de Genève, au CESS de l'école du SHAPE et aux écoles à programme belge à l'étranger. La reconnaissance automatique Benelux, souvent invoquée, ne porte que sur l'enseignement supérieur et ne change rien ici. L'arrêté ministériel du 12 novembre 1973, qui fixait l'équivalence des certificats néerlandais donnant accès aux examens universitaires aux Pays-Bas, a lui aussi été abrogé par l'arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 17 mai 1999. La demande se dépose auprès du Service des équivalences de la Fédération Wallonie-Bruxelles, entre la mi-novembre et le 15 juillet précédant l'inscription (du 15 novembre 2025 au 15 juillet 2026 pour la rentrée 2026, dates suivantes à confirmer sur equivalences.cfwb.be), pour une instruction annoncée de quatre à douze semaines. Lorsque la proclamation des résultats a eu lieu après le 10 juillet, l'arrêté royal reporte la date limite de dépôt au 14 septembre précédant l'inscription.

Le dossier comprend le diplôme et le relevé de notes en copie certifiée conforme, une copie de la carte d'identité, du passeport ou de l'acte de naissance, une lettre de motivation rédigée en français et la preuve originale du paiement de 400 €, non remboursables. Aucune traduction n'est exigée, le néerlandais figurant parmi les langues dispensées. La certification conforme doit être faite par un fonctionnaire compétent d'une administration communale : les copies certifiées par l'école, la police, la poste, un tribunal, un notaire ou l'ambassade de Belgique sont refusées. Un point mérite l'attention : les Pays-Bas ne figurent pas dans la liste des pays pour lesquels le Service nomme expressément la commune d'origine (Allemagne, Lettonie, Estonie, Irlande, Danemark). Pour ces pays non nommés, la page du Service renvoie à la règle générale, qui prévoit que la signature du fonctionnaire communal soit apostillée conformément à la Convention de La Haye du 5 octobre 1961. La voie la plus sûre est donc de faire certifier les pièces en Belgique, au Service des équivalences sur présentation des originaux ou à la commune où vous habitez ; si vous certifiez à votre gemeente, nous confirmons avec le Service si l'apostille est exigée avant que vous ne fassiez le déplacement.

Le VWO et le HAVO ne se valent pas de la même manière. Aux Pays-Bas, le VWO ouvre les universités de recherche et le HAVO les hogescholen. La Fédération Wallonie-Bruxelles ne publie pas le type de décision qu'elle rend pour chacun, et depuis le décret du 16 juillet 2025 une équivalence portant sur un titre de l'Union européenne n'est plus limitée à ce qui est accessible dans le pays d'origine. Nous ne préjugeons donc pas de la portée d'un HAVO : nous la vérifions auprès du Service avant que les 400 € ne soient engagés. Si la décision comporte des restrictions, elles se lèvent par la réussite du DAES ou par un examen d'admission d'université ou de haute école.

Avec un bachelor néerlandais, faut-il une équivalence pour entrer en master ?

C'est le grand avantage du parcours néerlandais, et il est trop peu connu. Les décisions Benelux du 18 mai 2015 puis du 25 janvier 2018 organisent la reconnaissance automatique du niveau des diplômes de l'enseignement supérieur officiellement reconnus entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, sans procédure ni frais : associate degree, bachelor, master et doctorat sont couverts. Le dispositif a été étendu à l'Estonie, à la Lettonie et à la Lituanie par un traité officiellement lancé le 27 septembre 2021. Un getuigschrift bachelor néerlandais délivré par un établissement officiellement reconnu aux Pays-Bas est donc reconnu de plein droit comme étant de niveau bachelier en Belgique.

Deux limites doivent être posées tout de suite. La reconnaissance porte sur le niveau, pas sur le contenu des programmes : elle ne garantit pas l'accès à un master donné, et le jury de l'établissement reste seul juge des prérequis et des compléments éventuels. Elle ne vaut pas non plus reconnaissance professionnelle, qui relève de règles distinctes pour les professions réglementées. En pratique, un candidat titulaire d'un bachelor néerlandais s'adresse directement à l'université belge visée, avec son diplôme et son supplément au diplôme, sans passer par une procédure d'équivalence de l'enseignement supérieur.

Faut-il prouver son niveau de français ?

Aucune disposition décrétale n'impose aujourd'hui un niveau de français à l'entrée d'un bachelier : la seule règle de ce type, l'article 108 du décret paysage, ne visait que trois bacheliers de formation des enseignants (agrégé de l'enseignement secondaire inférieur, instituteur primaire, instituteur préscolaire) et ses effets étaient limités aux années académiques 2019-2020 à 2022-2023. Chaque université peut en revanche demander une preuve dans son règlement des études, souvent de niveau B2, quand le diplôme n'a pas été obtenu en français, ce qui est le cas d'un VWO ou d'un HAVO suivi en néerlandais. Pour un master, les conditions linguistiques sont fixées par l'établissement et varient selon le programme, certains masters étant organisés en anglais.

C'est la vraie différence entre étudier en Flandre et étudier en Belgique francophone. Nous vérifions l'exigence exacte de l'université visée, dans le règlement des études de l'année concernée, avant la demande d'admission, de manière à ce que le calendrier d'une éventuelle épreuve de français reste compatible avec celui de l'inscription.

Quota non-résidents et minerval : que coûte et comment se joue l'inscription ?

Un étudiant qui réside aux Pays-Bas et vient en Belgique pour ses études est un non-résident au sens du décret du 16 juin 2006. Le statut n'a pas d'effet sur le minerval, mais il est décisif pour les filières contingentées : le nombre de non-résidents primo-inscrits y est plafonné, et la demande d'admission se dépose par voie électronique auprès de l'établissement choisi, pendant une fenêtre de trois jours à la fin du mois d'août (les 25, 26 et 27 août pour la rentrée 2026, selon les modalités propres à chaque établissement), suivie d'un tirage au sort sous contrôle d'un huissier de justice assermenté et de résultats publiés le lundi 7 septembre 2026. Une seule demande est possible, dans un seul cursus et dans un seul établissement, sous peine d'être écarté comme doublon ; le cumul avec le concours d'entrée en médecine et en dentisterie reste en revanche permis. La fenêtre de ce concours est différente : inscriptions du 18 mai au 5 juillet 2026, épreuve entre le 16 et le 31 août.

FilièrePlafond de non-résidentsMode de sélection
Kinésithérapie et réadaptation (université et haute école), logopédie (haute école), audiologie (haute école), sciences psychologiques et de l'éducation orientation logopédie (université)30 % des primo-inscritsDemande d'admission déposée en ligne auprès de l'établissement choisi les 25, 26 et 27 août 2026, tirage au sort sous huissier si le quota est dépassé
Médecine vétérinaire20 % des primo-inscritsDemande d'admission déposée en ligne auprès de l'établissement choisi les 25, 26 et 27 août 2026, tirage au sort sous huissier si le quota est dépassé
Médecine, sciences dentaires15 % des admissiblesConcours d'entrée en français, à Bruxelles, entre le 16 et le 31 août (le 27 août en 2026), inscriptions du 18 mai au 5 juillet 2026 sur concoursmd.be

Le minerval de référence pour 2026-2027 est de 1 194 €, fixé par le décret-programme du 5 juin 2026 publié au Moniteur belge le 24 juin 2026. Citoyen de l'Union européenne, un étudiant néerlandais n'est jamais redevable de la contribution supplémentaire de 4 175 € réclamée aux ressortissants hors Union européenne non assimilés. Les taux réduits de 835 €, 374 € et 0 € dépendent d'abord des revenus du ménage et supposent, pour un citoyen de l'Union européenne, de ne bénéficier d'aucune aide financière d'un autre pays et de justifier d'un séjour permanent ou d'une activité professionnelle en Belgique : un primo-arrivant venu des Pays-Bas pour son cursus paie le taux plein. Les demandes de tarif réduit s'introduisent auprès de la Direction des allocations d'études entre le 1er juillet et le 31 octobre.

Pourquoi se faire accompagner

Le parcours néerlandais vers la Belgique francophone est peu fréquenté, donc peu documenté : les guides néerlandais parlent de la Flandre, les guides belges francophones parlent des candidats hors Union européenne. Entre les deux, un candidat néerlandais avance sans repères sur trois points précis, la portée de son diplôme secondaire, la langue et le calendrier des filières contingentées. Nous préparons, vérifions et orchestrons ; le candidat introduit lui-même sa demande d'admission et son dossier d'équivalence, avec ses propres coordonnées.

  • Lecture de votre titre néerlandais, VWO, HAVO ou diplôme du supérieur, et du chemin qu'il ouvre réellement en Belgique francophone
  • Vérification préalable auprès du Service des équivalences avant d'engager les 400 € non remboursables
  • Distinction claire entre équivalence du secondaire et reconnaissance Benelux du niveau pour un master
  • Anticipation de la preuve de français attendue par l'établissement, et du DAES en cas d'équivalence restrictive
  • Stratégie filières contingentées : quota non-résidents, fenêtre de dépôt de fin août auprès de l'établissement, concours de médecine

FAQ

Questions fréquentes

Faut-il un visa pour étudier en Belgique quand on est néerlandais ?
Non. En tant que citoyen de l'Union européenne, vous n'avez besoin d'aucun visa. Vous déclarez votre présence à la commune dans les dix jours ouvrables suivant votre arrivée, puis vous demandez une attestation d'enregistrement (annexe 19) au plus tard trois mois après votre entrée, sous peine d'une amende administrative de 200 €. Votre Carte européenne d'assurance maladie est acceptée comme preuve de couverture.
Un diplôme VWO ou HAVO permet-il de s'inscrire directement en Belgique francophone ?
Non, pas directement : aucun diplôme néerlandais du secondaire n'est dispensé d'équivalence en Fédération Wallonie-Bruxelles. Il faut déposer une demande d'équivalence au tarif de 400 € non remboursables, entre la mi-novembre et le 15 juillet précédant l'inscription, pour une instruction de quatre à douze semaines. La reconnaissance automatique Benelux ne couvre que l'enseignement supérieur. Attention à la certification conforme : les Pays-Bas ne figurent pas dans la liste des pays pour lesquels le Service accepte sans autre formalité la commune d'origine, et la règle générale prévoit alors une apostille sur la signature du fonctionnaire communal. Faire certifier en Belgique évite la question.
Le HAVO donne-t-il accès à l'université en Belgique francophone ?
Le Service des équivalences ne publie pas le type de décision qu'il rend pour un HAVO. Depuis le décret du 16 juillet 2025, une équivalence portant sur un titre de l'Union européenne n'est plus limitée à ce qui est accessible dans le pays d'origine, ce qui joue en faveur du candidat, mais rien ne peut être promis à l'avance. Nous vérifions le point avec le Service avant le dépôt, et une équivalence restrictive se lève par le DAES ou par un examen d'admission.
Faut-il faire reconnaître un bachelor néerlandais pour entrer en master en Belgique ?
Non. Les décisions Benelux de 2015 et 2018 reconnaissent automatiquement le niveau des diplômes de l'enseignement supérieur officiellement reconnus entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, sans procédure ni frais. Cette reconnaissance porte sur le niveau, pas sur le contenu des programmes : l'admission au master, les prérequis et les compléments éventuels restent décidés par l'établissement belge.
Combien coûte une année d'études en Belgique francophone pour un Néerlandais ?
Le minerval est de 1 194 € au taux plein pour 2026-2027, sans la contribution supplémentaire de 4 175 € réservée aux ressortissants hors Union européenne non assimilés. Les taux réduits de 835 €, 374 € et 0 € dépendent des revenus du ménage et supposent, pour un citoyen de l'Union européenne, de ne recevoir aucune aide financière d'un autre pays et de justifier d'un séjour permanent ou d'une activité professionnelle en Belgique, ce qui n'est pas le cas d'un primo-arrivant. S'y ajoutent les 400 € d'équivalence, non remboursables, et les frais communaux de l'attestation d'enregistrement.

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