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Étudier en Belgique · Portugal

Étudier en Belgique quand on est portugais.

Le Portugal n'a pas de fiche pays dédiée au Service des équivalences : son dossier relève de la page « Pays de l'UE (sans traduction) », qui liste les pièces attendues et pose noir sur blanc le régime de copie conforme et d'apostille. Beaucoup de familles portugaises de Belgique découvrent aussi que leur enfant, scolarisé ici, n'a en réalité aucune équivalence à demander.

Mis à jour le 8 septembre 2026

Étudier en Belgique quand on est portugais

En bref

Un étudiant portugais n'a besoin d'aucun visa pour étudier en Belgique : citoyen de l'Union européenne, il déclare sa présence à la commune puis demande l'attestation d'enregistrement (annexe 19) au plus tard trois mois après son entrée, sous peine d'une amende de 200 €. Son diplôme de fin d'études secondaires doit faire l'objet d'une équivalence auprès du Service des équivalences de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour 400 € non remboursables et quatre à douze semaines d'instruction : le Portugal n'ayant pas de fiche pays dédiée, ce sont les règles générales des pays de l'Union européenne sans traduction qui s'appliquent, avec le diplôme et le relevé de notes qui l'accompagne, en copie certifiée conforme. Les exames finais nacionais, qui servent de provas de ingresso pour l'enseignement supérieur portugais, ne figurent pas parmi les pièces demandées par la Belgique. Le portugais est dispensé de traduction, et faire certifier les documents en Belgique évite l'apostille. Enfin, le minerval s'établit au taux plein de 1 194 € pour 2026-2027, sans contribution supplémentaire, mais l'étudiant qui arrive du Portugal est un non-résident : pour les filières contingentées, il dépend du quota et du dépôt électronique de fin août, à introduire auprès de l'établissement visé.

Un étudiant portugais a-t-il besoin d'un visa pour la Belgique ?

Non. La libre circulation dispense les citoyens de l'Union européenne de tout visa d'études. Les démarches se font à la commune : déclaration de présence dans les dix jours ouvrables, puis demande d'attestation d'enregistrement (annexe 19) auprès de l'administration communale du lieu de résidence, au plus tard à l'expiration des trois mois qui suivent l'entrée en Belgique, l'amende administrative étant de 200 € en cas de retard.

Le guichet attend une inscription dans un établissement organisé, reconnu ou subsidié, une couverture maladie (la carte européenne d'assurance maladie est acceptée, comme une assurance privée, un formulaire S1 ou une affiliation à une mutualité belge), une preuve de ressources suffisantes et une preuve de citoyenneté. L'Office des étrangers statue dans les six mois : annexe 8ter, puis carte de séjour de citoyen de l'Union. Depuis le 1er septembre 2025, le dossier doit être complet dès la première visite, sans quoi la demande n'est pas prise en considération. À Bruxelles, la procédure dure environ trois semaines et coûte 25 € puis 30 €.

Le Portugal n'a pas de fiche pays : quelles règles s'appliquent à l'équivalence ?

Une précision d'abord, parce qu'elle concerne beaucoup de monde : sur les 627 étudiants de nationalité portugaise inscrits dans les six universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles, d'après le tableau 1.3.1 de l'annuaire du Conseil des rectrices et recteurs (CRef), dernière ventilation publiée (2021-2022) et qui ne couvre pas les hautes écoles, seuls 274 n'étaient pas porteurs d'un titre secondaire à programme belge. Autrement dit, plus de la moitié avaient suivi un cursus secondaire belge, en Belgique le plus souvent. Un étudiant portugais titulaire d'un CESS belge n'a aucun diplôme étranger à faire reconnaître : l'équivalence ne vise que les titres obtenus à l'étranger.

Pour celles et ceux qui arrivent avec un diplôme portugais, le sélecteur de pays du Service des équivalences ne renvoie pas vers une fiche « Portugal », mais vers la page générale « Pays de l'UE (sans traduction) ». Les pièces demandées sont le diplôme de fin d'études secondaires et le relevé de notes qui l'accompagne, en copie certifiée conforme, auxquels s'ajoutent une pièce d'identité, une lettre ou un formulaire de motivation rédigé en français et la preuve originale du paiement. Les frais sont de 400 €, non remboursables ; le dépôt s'ouvre vers la mi-novembre et se clôture le 15 juillet précédant la rentrée (du 15 novembre 2025 au 15 juillet 2026 pour 2026-2027, dates 2027-2028 à confirmer sur equivalences.cfwb.be), pour une instruction annoncée de quatre à douze semaines minimum.

Les exames finais nacionais ne figurent pas parmi les pièces demandées par la Belgique. Au Portugal, ces épreuves conditionnent la conclusion du secondaire et servent de provas de ingresso pour l'accès aux cursus de la DGES, avec une validité de l'année de réalisation plus quatre ans. La Fédération Wallonie-Bruxelles, elle, statue sur le diplôme et le relevé de notes : une prova de ingresso trop faible pour la filière visée à Lisbonne ne préjuge de rien à Bruxelles ou à Liège.

En l'absence de fiche pays, un point se règle au cas par cas et mérite d'être confirmé par écrit auprès du Service avant le dépôt : le nom exact du document portugais qui tient lieu de relevé de notes, que la page générale ne nomme pas. Pour un diplôme obtenu en 2026 dont la délivrance tarde, la règle générale publiée par le Service prévoit qu'une copie certifiée conforme du relevé de notes ou de l'attestation provisoire de réussite suffit, l'équivalence provisoire étant alors valable jusqu'au 15 mai 2027, prolongeable jusqu'au 15 mai 2028 sur présentation d'une attestation de non-délivrance datée de 2027. Le Service ne publie pas de décision type par pays : la décision précise l'accès qu'elle ouvre, et une équivalence peut comporter des restrictions, levables par le DAES, le jury de la Fédération Wallonie-Bruxelles ; ce cas de figure vise d'abord les dossiers hors Union européenne. Le Service recommande de venir présenter le dossier avant de le déposer lorsque la formation a été très orientée vers la pratique professionnelle, lorsque le diplôme émane d'une école privée ou d'une autorité autre que le ministère de l'Éducation : c'est une recommandation générale, que nous appliquons par analogie à un curso profissional.

Faut-il une apostille et une traduction pour un dossier portugais ?

La traduction, non : le portugais fait partie des langues expressément dispensées par le Service des équivalences, au même titre que le français, l'allemand, le néerlandais, l'anglais, l'italien et l'espagnol (castillan). Aucun traducteur juré n'est donc à prévoir pour le diplôme ni pour le relevé de notes.

L'apostille, en revanche, dépend de l'endroit où la copie est certifiée. La liste des pays dont les copies communales sont acceptées telles quelles par le Service est limitative (France, Luxembourg, Italie, Allemagne, Danemark, Irlande, Lettonie, Estonie), et le Portugal n'y figure pas. La page « Pays de l'UE », qui est celle qui s'applique au Portugal, pose la règle noir sur blanc : ailleurs dans le monde, pour un pays signataire de la Convention de La Haye du 5 octobre 1961, la copie conforme est établie par un fonctionnaire compétent de l'administration communale, puis sa signature est apostillée. Une copie certifiée au Portugal, partie à cette convention depuis 1969, relève donc de ce régime : copie conforme établie par un fonctionnaire compétent, puis apostille de sa signature, délivrée par la Procuradoria-Geral da República à Lisbonne, par les Procuradorias-Gerais Distritais de Porto, Coimbra et Évora, par les auditeurs juridiques auprès des Représentants de la République de Madère et des Açores, ou par le Tribunal da Relação de Guimarães.

Le plus simple reste de certifier en Belgique. Une copie établie au Service des équivalences sur présentation des originaux, ou à l'administration communale de votre lieu de résidence en Belgique, ne demande aucune apostille. Le Service ne nomme le Portugal ni dans un sens ni dans l'autre : sa liste énumère les huit pays dispensés, et le Portugal n'y est pas. Certifier en Belgique reste donc la voie la plus simple et la moins chère, l'apostille en moins.

Autre question de langue, celle des études : aucun décret n'impose un niveau de français pour entrer en bachelier. L'article 108 du décret paysage ne visait que trois bacheliers de formation des enseignants (agrégé de l'enseignement secondaire inférieur, instituteur primaire, instituteur préscolaire) et ses effets étaient limités aux années académiques 2019-2020 à 2022-2023 ; pour ces cursus, le niveau B2 était attendu, avec des preuves du type DALF, DELF B2, TEF niveau 4 ou TCF B2. Chaque université peut néanmoins demander une preuve, souvent B2, quand le diplôme n'a pas été obtenu en français : l'ULB n'en exige pas en bachelier, d'autres établissements l'inscrivent dans leur dossier d'admission.

Un étudiant portugais est-il soumis au quota non-résidents ?

Cela dépend entièrement de son parcours de vie, et c'est ici que la particularité portugaise pèse. Un étudiant qui arrive du Portugal pour ses études est un non-résident au sens du décret du 16 juin 2006, et il tombe sous le quota des filières contingentées. Celui qui a grandi en Belgique, ou qui y réside de manière ininterrompue depuis au moins cinq ans, avec une carte E+ ou EU+ de séjour permanent et un certificat de résidence avec historique, est résident : il échappe au quota et s'inscrit comme n'importe quel étudiant belge.

Filière contingentéeSélection des non-résidents pour 2026-2027
Kinésithérapie et réadaptation, logopédie, audiologie, sciences psychologiques orientation logopédieCandidature à déposer en ligne auprès de l'établissement les 25, 26 et 27 août 2026, tirage au sort sous huissier, quota de 30 %
Médecine vétérinaireCandidature à déposer en ligne auprès de l'établissement les 25, 26 et 27 août 2026, tirage au sort sous huissier, quota de 20 %
Médecine, sciences dentairesConcours d'entrée le 27 août 2026, quota de 15 % des admissibles, inscriptions du 18 mai au 5 juillet 2026
Résultats du tirage au sortpubliés par chaque établissement, le 7 septembre 2026 à l'ULB et à l'ULiège ; une seule candidature contingentée, dans un seul établissement

Deux procédures à ne pas confondre, et qui tombent presque le même jour : le dépôt des filières tirées au sort a lieu les 25, 26 et 27 août 2026, auprès de l'établissement choisi, sans inscription préalable ; le concours de médecine et de dentisterie a lieu le 27 août 2026, mais il faut s'y être inscrit entre le 18 mai et le 5 juillet 2026 sur concoursmd.be. Vous ne pouvez déposer qu'une seule demande, dans une seule filière contingentée et dans un seul établissement : deux candidatures en parallèle valent doublon et éliminent le candidat. L'ARES ne publie aucune statistique par nationalité sur les non-résidents : la part des Portugais dans ces filières n'est pas connue.

Combien coûte une année d'études pour un étudiant portugais ?

Le minerval est celui des étudiants européens : 1 194 € pour 2026-2027, montant fixé par le décret-programme du 5 juin 2026 publié au Moniteur belge du 24 juin 2026, indexable dès 2027-2028 dans la limite de 3 % par an. Aucune contribution supplémentaire n'est due : les 4 175 € qui s'ajoutent au minerval concernent les étudiants non européens non assimilés. La grille prévoit bien des taux réduits (835 € en condition intermédiaire, 374 € en condition modeste, 0 € pour un boursier), mais ils dépendent des ressources du ménage, appréciées selon les règles des allocations d'études, auxquelles un ressortissant européen n'accède que s'il dispose du séjour permanent, s'il travaille en Belgique ou s'il y a un membre de sa famille qui remplit l'une de ces conditions. Un étudiant portugais installé en Belgique avec ses parents peut donc y prétendre, là où un primo-arrivant venu du Portugal pour un cursus complet paie le taux plein. La demande se dépose auprès de la Direction des allocations d'études, du 1er juillet au 31 octobre.

L'allocation d'études de la Fédération Wallonie-Bruxelles suit la même ligne de partage. Un ressortissant européen seul sur sa composition de ménage doit avoir obtenu le droit de séjour permanent (carte E+ ou EU+) ou travailler en Belgique, les jobs étudiants ne comptant pas, ou avoir en Belgique un membre de sa famille qui remplit l'une de ces conditions ; il doit aussi prouver qu'il ne perçoit pas d'aide financière d'un autre pays. À prévoir enfin : les 400 € d'équivalence, non remboursables. Côté santé, la carte européenne d'assurance maladie est acceptée à la commune.

Pourquoi se faire accompagner

L'absence de fiche pays dédiée oblige un candidat portugais à travailler sur une page générale : les pièces et le régime d'apostille y sont bien écrits, mais rien n'y est nommé en portugais, là où un Italien ou un Espagnol retrouve les intitulés de son propre système scolaire. Le risque n'est donc pas de mal lire la règle, c'est de se tromper de document. Comme pour les nombreux étudiants internationaux que nous accompagnons, nous levons ces incertitudes avant le dépôt, en interrogeant le Service quand c'est nécessaire. Vous introduisez vous-même votre demande d'admission et votre dossier communal, avec vos propres coordonnées ; nous préparons, vérifions et cadençons.

  • Détermination du régime applicable à votre diplôme portugais, en l'absence de fiche pays dédiée
  • Identification du document portugais qui tient lieu de relevé de notes, confirmée auprès du Service
  • Choix entre apostille au Portugal et certification en Belgique, selon votre calendrier de départ
  • Analyse de votre statut de résident ou de non-résident et de son effet sur les filières contingentées et le minerval
  • Suivi de l'équivalence provisoire jusqu'à la décision définitive, avant l'échéance du 15 mai

FAQ

Questions fréquentes

Faut-il un visa pour étudier en Belgique quand on est portugais ?
Non, aucun visa n'est requis pour un citoyen de l'Union européenne. Vous déclarez votre présence à la commune dans les dix jours ouvrables, puis vous demandez l'attestation d'enregistrement (annexe 19) au plus tard trois mois après votre entrée en Belgique, sous peine d'une amende de 200 €. Depuis le 1er septembre 2025, le dossier doit être complet dès la première visite au guichet.
Les exames nacionais portugais sont-ils demandés pour s'inscrire en Belgique ?
Non. Le Service des équivalences demande le diplôme de fin d'études secondaires et le relevé de notes qui l'accompagne, en copie certifiée conforme. Les exames finais nacionais servent de provas de ingresso pour l'accès à l'enseignement supérieur portugais, mais ils ne conditionnent pas l'équivalence belge.
Faut-il une apostille sur le diplôme portugais ?
Cela dépend du lieu de certification. La liste des pays dont les copies communales sont acceptées sans formalité est limitative et le Portugal n'y figure pas : la page « Pays de l'UE » prévoit alors qu'une copie certifiée au Portugal voie la signature du fonctionnaire apostillée au sens de la Convention de La Haye du 5 octobre 1961. Une copie certifiée en Belgique, au Service des équivalences sur présentation des originaux ou à l'administration communale de votre lieu de résidence, en dispense.
Un Portugais qui arrive pour ses études est-il soumis au quota non-résidents ?
Oui, s'il n'a pas sa résidence principale en Belgique. Pour les filières contingentées, la candidature se dépose en ligne auprès de l'établissement choisi les 25, 26 et 27 août 2026 pour l'année 2026-2027, avec tirage au sort sous huissier et résultats le 7 septembre 2026 : quota de 30 % en kinésithérapie, logopédie, audiologie et sciences psychologiques orientation logopédie, 20 % en médecine vétérinaire, 15 % des admissibles au concours de médecine et de dentisterie. Après cinq ans de résidence ininterrompue en Belgique, l'étudiant devient résident et sort du quota.
Combien coûte une année d'études en Belgique pour un étudiant portugais ?
Le minerval est de 1 194 € pour 2026-2027, sans la contribution supplémentaire de 4 175 € réservée aux étudiants non européens non assimilés. Les taux réduits de 835 €, 374 € et 0 € dépendent des ressources et supposent d'entrer dans le régime des allocations d'études : un étudiant qui arrive du Portugal pour un cursus complet paie le taux plein. Il faut y ajouter les 400 € d'équivalence, non remboursables.

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