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Étudier en Belgique · Roumanie

Étudier en Belgique quand on est roumain.

Aucun visa à demander, mais un calendrier serré : le Service des équivalences ferme son guichet le 15 juillet, alors que les résultats de la session d'août du bacalaureat tombent fin août. La réglementation prévoit un report au 14 septembre en cas de proclamation tardive, à condition de l'avoir préparé.

Mis à jour le 8 septembre 2026

Étudier en Belgique quand on est roumain

En bref

Un étudiant roumain est citoyen de l'Union européenne : aucun visa n'est nécessaire pour venir étudier en Belgique, seulement une attestation d'enregistrement (annexe 19) à demander à l'administration communale dans les trois mois qui suivent l'arrivée. La diploma de bacalaureat n'est en revanche pas dispensée d'équivalence : le dossier se dépose auprès du Service des équivalences de la Fédération Wallonie-Bruxelles, accompagné d'une traduction jurée en français, pour des frais de 400 € non remboursables, entre la mi-novembre et le 15 juillet. Les droits d'inscription sont ceux d'un étudiant européen : le minerval s'élève à 1 194 € pour 2026-2027, sans la contribution de 4 175 € réservée aux ressortissants hors Union européenne. Enfin, un Roumain qui arrive de Roumanie pour ses études est non-résident : pour les filières contingentées, il concourt sous un plafond de non-résidents de 30 %, après une candidature déposée par voie électronique auprès de l'établissement choisi fin août, et par un concours d'entrée pour la médecine et les sciences dentaires.

Un étudiant roumain a-t-il besoin d'un visa pour la Belgique ?

Non. Aucun consulat n'intervient dans ce parcours : la citoyenneté de l'Union suffit à ouvrir l'accès aux études en Belgique. Pour un séjour de moins de trois mois, il suffit de signaler sa présence à l'administration communale dans les dix jours ouvrables (annexe 3ter). Au-delà, l'étudiant demande une attestation d'enregistrement (annexe 19) à la commune de son lieu de résidence, au plus tard à l'expiration du délai de trois mois qui suit l'entrée en Belgique. Le retard est sanctionné par une amende administrative de 200 €. Ils sont un contingent discret à faire ce choix : le Conseil des rectrices et recteurs (CRef) recensait 494 étudiants roumains dans les universités francophones de Belgique en 2021-2022, selon la dernière ventilation publiée.

Trois pièces conditionnent l'annexe 19 pour un étudiant : la preuve d'inscription dans un établissement organisé, reconnu ou subsidié, une assurance maladie (carte européenne d'assurance maladie, formulaire S1, assurance privée ou mutualité belge) et la preuve de ressources suffisantes. Depuis le 1er septembre 2025, un dossier incomplet n'est tout simplement pas pris en considération. La commune peut reconnaître elle-même le droit de séjour et délivrer une annexe 8ter, puis la carte de séjour de citoyen de l'Union ; si le dossier remonte à l'Office des étrangers, la décision intervient dans les six mois.

Depuis le 3 août 2026, les cartes d'identité délivrées par les États membres doivent comporter une zone de lecture automatique (règlement UE 2025/1208). Une ancienne carte roumaine sans cette zone peut bloquer un contrôle frontière ou un guichet communal : voyager avec un passeport valide, ou renouveler sa carte avant le départ, coûte moins cher qu'un aller-retour imprévu.

Faut-il une équivalence de la diploma de bacalaureat ?

Oui, et sans exception. Aucun diplôme national de l'Union européenne n'est dispensé d'équivalence : seuls le baccalauréat européen, le baccalauréat délivré par l'Office international du Baccalauréat, le CESS délivré à SHAPE et les écoles à programme belge à l'étranger le sont. Le titre attendu est la diploma de bacalaureat, délivrée uniquement après la réussite de l'examenul național de bacalaureat, c'est-à-dire la présentation des épreuves de compétences A, B, C et D, une note d'au moins 5 à chacune des épreuves écrites et une moyenne d'au moins 6 à ces épreuves. Le relevé de notes qui l'accompagne fait partie du dossier.

La Roumanie n'a pas de fiche pays sur equivalences.cfwb.be : elle relève de la fiche commune « Pays de l'UE (traduction nécessaire) ». Le dossier comprend le diplôme et le relevé de notes en copie certifiée conforme, une copie de la carte d'identité, du passeport ou un extrait d'acte de naissance, une lettre de motivation rédigée en français et signée précisant le type et la branche d'études visées, et la preuve originale du paiement de 400 €, non remboursables (le tarif réduit de 150 € est réservé aux pays de la liste d'aide publique au développement, ce qui exclut un État membre). Le dépôt se fait par courrier postal au Service des équivalences, rue Adolphe Lavallée 1 à 1080 Bruxelles, l'envoi recommandé en un seul colis étant conseillé, ou sur rendez-vous, entre la mi-novembre et le 15 juillet, la clôture valant aussi pour le paiement. Les décisions partent au plus tôt à partir du 1er mars et l'instruction demande de 4 à 12 semaines minimum. Les dates de dépôt de la session 2027-2028 ne sont pas encore publiées : elles se confirment sur equivalences.cfwb.be.

Le roumain ne figure pas parmi les langues acceptées sans traduction (français, néerlandais, allemand, anglais, italien, portugais et espagnol castillan) : une traduction en français par un traducteur juré est obligatoire, avec cachet et signature à cheval sur l'original et la traduction, en exemplaire papier original. Réalisée en Roumanie, la signature du traducteur juré doit être apostillée, la Roumanie étant partie à la Convention de La Haye du 5 octobre 1961 depuis le 16 mars 2001. La fiche « Pays de l'UE » décrit pour sa part une légalisation par l'autorité compétente roumaine puis par l'ambassade ou le consulat de Belgique : les deux pages officielles ne disent pas la même chose, et nous faisons confirmer la voie applicable avant de payer une traduction. Réalisée en Belgique, elle doit émaner d'un traducteur inscrit au registre national des traducteurs jurés, avec son numéro d'identification, en format papier exclusivement.

Même logique pour les copies : la Roumanie ne fait pas partie des pays dont la copie certifiée par une commune est acceptée telle quelle, de sorte que la signature du fonctionnaire communal roumain doit elle aussi être apostillée. Deux voies évitent l'apostille : présenter les originaux au Service des équivalences ou à la commune belge de résidence, qui établit la copie conforme sur place, ou simplement joindre les documents originaux au dossier, ce que le Service accepte expressément. La décision rendue peut être complète ou comporter des restrictions, levables par l'examen d'aptitude à accéder à l'enseignement supérieur (DAES) du Jury de la Fédération Wallonie-Bruxelles ; si le titre n'est pas reconnu équivalent au CESS, restent le jury CESS et l'examen d'admission des établissements. Pour un titre délivré dans un État membre, l'article 1er de l'arrêté royal du 20 juillet 1971, dans sa version en vigueur, écarte deux motifs de refus : celui tiré de ce que les études visées ne seraient pas accessibles dans le pays d'origine, et celui tiré de conditions d'accès complémentaires imposées dans ce pays.

Le calendrier roumain tombe après la clôture, et la réglementation belge le prévoit. En 2026, la session de juin et juillet du bacalaureat a livré ses résultats finaux le 13 juillet, et la session de juillet et août le 24 août, soit après le 15 juillet. L'article 5 de l'arrêté royal du 20 juillet 1971 règle ce cas : lorsque la proclamation des résultats a eu lieu après le 10 juillet, le délai de dépôt est reporté au 14 septembre, à condition de joindre une preuve officielle de cette proclamation tardive et de déposer un dossier complet, paiement compris, à cette date, ce que nous faisons confirmer auprès du Service. Pour la session de juillet et août, cette dérogation est la voie normale et non une faveur, et elle se prépare avant l'été ; pour la session de juin et juillet, dont les résultats initiaux tombent le 7 juillet, l'ouverture de la dérogation est à faire confirmer.

Faut-il prouver son niveau de français ?

Aucun décret n'impose un niveau de français pour entrer en bachelier. La réglementation ne l'exige que pour les bacheliers de formation des enseignants, généralement au niveau B2 du cadre européen, un DELF B2, un DALF B2, un TCF B2 ou un TEF niveau 4 étant les preuves habituellement acceptées. Chaque université reste libre de demander une preuve lorsque le diplôme n'a pas été obtenu en français, et les pratiques divergent : l'UCLouvain réclame une attestation officielle de connaissance du français dans le dossier de bachelier, l'ULB n'en demande aucune. La question se tranche donc établissement par établissement, avant de candidater.

Un point d'articulation mérite l'attention à l'ULB : la décision d'équivalence peut ne pas être disponible au moment de la candidature, mais elle doit être produite au plus tard le 1er décembre de l'année académique. Ce délai n'est pas une seconde chance, c'est une échéance ferme, à intégrer dans le rétroplanning du dossier d'équivalence.

Le quota non-résidents et les filières contingentées

Un citoyen roumain qui arrive de Roumanie pour ses études est non-résident au sens du décret du 16 juin 2006, faute de remplir l'un de ses huit critères (droit de séjour permanent, résidence principale en Belgique depuis trois ans, ou depuis quinze mois avec une activité professionnelle ou un revenu de remplacement, situation d'un parent, d'un tuteur ou du conjoint, entre autres). Ce statut n'a aucune conséquence sur les droits d'inscription, mais il en a une, décisive, sur l'accès aux cursus dits contingentés listés par l'ARES.

Filière contingentéePlafond de non-résidentsMode de sélection
Kinésithérapie et réadaptation (haute école et université), audiologie, logopédie, sciences psychologiques et de l'éducation orientation logopédie30 %Tirage au sort sous huissier si les candidatures dépassent le plafond
Médecine vétérinairePourcentage non publié par l'ARESTirage au sort sous huissier si les candidatures dépassent le plafond
Médecine, sciences dentairesPourcentage non publié par l'ARESConcours d'entrée, identique pour tous les candidats

Ces pourcentages sont des plafonds calculés sur les primo-inscrits de l'année précédente, pas des places réservées. La candidature d'un non-résident se dépose auprès de l'établissement choisi, par voie électronique, les derniers jours d'août (25 au 27 août 2026), à raison d'une seule candidature dans un seul établissement : Mesetudes.be est le portail d'information de l'ARES, pas une plateforme de dépôt. Le concours d'entrée en médecine et en sciences dentaires a eu lieu le 27 août 2026, les inscriptions ayant couru du 18 mai au 5 juillet 2026, le décret fixant ce concours entre le 16 et le 31 août de chaque année. Hors filières contingentées, l'inscription se boucle au plus tard le 30 septembre, paiement compris.

Combien coûte une année d'études en Belgique ?

Le minerval s'élève à 1 194 € pour 2026-2027, en application du décret-programme du 5 juin 2026 publié au Moniteur belge le 24 juin 2026. Un citoyen roumain paie ce montant, et lui seul : la contribution supplémentaire de 4 175 € vise les ressortissants hors Union européenne non assimilés. Les taux réduits de 835 €, 374 € et 0 € existent, mais ils sont réservés aux étudiants qui remplissent les conditions des allocations d'études, c'est-à-dire à des situations de résidence ou de famille travaillant en Belgique : un primo-arrivant paie le taux plein. La demande de tarif réduit s'introduit auprès de la Direction des allocations d'études de la Fédération Wallonie-Bruxelles, du 1er juillet au 31 octobre.

Côté santé, la carte européenne d'assurance maladie est acceptée par les communes au moment de l'enregistrement. Selon la durée du séjour et la situation personnelle, un formulaire S1 ou une affiliation à une mutualité belge peuvent être plus adaptés : c'est à examiner avec la caisse d'origine avant le départ, plutôt qu'au guichet.

Pourquoi se faire accompagner

Pour un candidat roumain, rien n'est bloqué par un visa. Ce qui coûte une année, c'est un dossier d'équivalence arrivé après la clôture, une traduction refusée pour un cachet mal apposé, ou un statut de non-résident découvert à la fin du mois d'août. Vous introduisez vous-même votre demande d'admission, votre dossier d'équivalence et votre enregistrement communal, avec vos propres coordonnées : nous préparons, nous vérifions et nous tenons le calendrier, comme pour les nombreux étudiants internationaux que nous accompagnons.

  • Lecture de votre diploma de bacalaureat et de votre relevé de notes avant toute démarche, pour anticiper une restriction éventuelle
  • Cahier des charges de la traduction jurée et des copies certifiées, apostille comprise, pour que rien ne revienne du Service des équivalences
  • Calendrier tenu de bout en bout : ouverture vers la mi-novembre, clôture du 15 juillet, session d'août, inscription au 30 septembre
  • Analyse de votre statut de résident ou de non-résident et stratégie pour les filières contingentées
  • Préparation de votre passage en commune : annexe 19, assurance maladie, preuve de ressources, pour un dossier complet dès le premier rendez-vous

FAQ

Questions fréquentes

Faut-il un visa pour étudier en Belgique quand on est roumain ?
Non. Un citoyen roumain relève de la libre circulation et n'a aucun visa à demander pour venir étudier. Pour un séjour de plus de trois mois, vous demandez une attestation d'enregistrement (annexe 19) à votre commune belge, au plus tard à l'expiration du délai de trois mois qui suit votre entrée, sous peine d'une amende administrative de 200 €. Depuis le 1er septembre 2025, un dossier incomplet n'est pas pris en considération.
La diploma de bacalaureat doit-elle être traduite pour l'équivalence ?
Oui. Le roumain ne fait pas partie des langues acceptées sans traduction, une traduction en français par un traducteur juré est donc obligatoire, avec cachet et signature à cheval sur l'original et la traduction, en exemplaire papier. Faite en Roumanie, la signature du traducteur doit être apostillée ; faite en Belgique, elle doit émaner d'un traducteur inscrit au registre national.
Combien coûte l'équivalence du bacalaureat roumain ?
400 €, non remboursables : le tarif réduit de 150 € est réservé aux pays de la liste d'aide publique au développement et ne s'applique pas à un État membre de l'Union. Le dépôt court de la mi-novembre au 15 juillet, paiement compris, les décisions partent au plus tôt à partir du 1er mars et l'instruction demande de 4 à 12 semaines minimum.
Que faire si le bacalaureat est obtenu à la session d'août ?
Ce n'est pas bloquant. En 2026, les résultats finaux de la session de juillet et août sont tombés le 24 août, après la clôture du 15 juillet. Le Service des équivalences prévoit une dérogation pour proclamation tardive : lorsque la proclamation a eu lieu après le 10 juillet, le délai de dépôt est reporté au 14 septembre, preuve officielle de la proclamation à l'appui, le dossier devant être complet, paiement compris, à cette date, ce qui se fait confirmer auprès du Service. Tout le reste du dossier, traduction jurée et copies certifiées comprises, se prépare donc avant l'été.
Un étudiant roumain paie-t-il le même minerval qu'un Belge ?
Il paie le minerval au taux plein de 1 194 € pour 2026-2027, sans la contribution de 4 175 € qui vise les ressortissants hors Union européenne. Les taux réduits de 835 €, 374 € et 0 € sont réservés aux étudiants qui remplissent les conditions des allocations d'études, liées à la résidence ou à une famille qui travaille en Belgique : un primo-arrivant paie le taux plein.

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